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Kréyòl Matinik

Écrire le créole : la graphie GEREC

Le créole s'est parlé pendant trois siècles avant d'avoir une orthographe stable. Celle qu'on emploie aujourd'hui repose sur un principe simple : ne pas écrire le créole comme du français déformé.

Pourquoi une graphie propre

Écrire « caille » pour « kay » reviendrait à traiter le créole comme un français mal prononcé. La graphie phonologique affirme l'inverse : c'est une langue, avec son système de sons, qui mérite son propre système d'écriture.

Cette graphie a été élaborée à partir des années 1970 dans le cadre des travaux du GEREC, le Groupe d'études et de recherches en espace créolophone, à l'université des Antilles.

Les choix qui surprennent

On écritEt non
kaycaille
kréyòlcréole
mèsimerci
dlode l'eau
zabokales avocats

Les deux derniers exemples montrent un phénomène central : l'article français s'est soudé au nom. « Dlo » vient de « de l'eau », « zaboka » de « les avocats ». Le créole a intégré l'article comme partie du mot.

Ce que la graphie ne règle pas

Une orthographe standard ne supprime pas les variations de prononciation d'une commune à l'autre, ni les hésitations d'usage. On rencontre des textes qui s'en écartent, y compris chez des auteurs martiniquais reconnus.

Ce site produit ses traductions dans cette graphie, par cohérence. Cela ne fait pas des autres façons d'écrire des fautes.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la graphie GEREC ?
C'est le système d'écriture du créole antillais élaboré à partir des années 1970 par le Groupe d'études et de recherches en espace créolophone. Il repose sur une correspondance régulière entre lettres et sons.
Pourquoi écrit-on « kay » et non « caille » ?
Parce que le créole s'écrit selon ses propres sons, pas selon l'orthographe française. Le k note toujours le son dur, sans recourir à c ou qu.